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Olivier Soudieux
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Préférez-vous assister à une conférence sur la maîtrise des risques dont le rythme décroît avec le temps, ou à la même conférence animée par un conférencier qui sait périodiquement faire réagir vivement son auditoire ?
De deux conférences aussi intéressantes l'une que l'autre sur le fond, laquelle restera gravée dans les mémoires ? Celle pour laquelle personne ne se sera préoccupé de l'attention de l'auditoire ? Ou l'autre dont le suspens et l'intensité dramatique ne cessent d'augementer ?
Au delà du sujet, qu'est-ce qui fait que certaines interventions ont quitté notre mémoire en passant la porte qui nous menait vers une délivrance. Et pourquoi d'autres nous laissent un souvenir impérissable ?
L'éclat de rire, le ressenti émotionnel provoqué, même un cours instant, par un brillant conférencier n'apportent aucune information supplémentaire sur le sujet de la conférence. Mais - et c'est fondamental -, ils mettent, ils remettent dans les meilleurs dispositions pour écouter et s'approprier ce qui est dit.
Dans le message, c'est souvent le fond qui est primordial. Mais il n'existe
qu'à travers la forme, et ce d'autant plus que le fond est peu mobilisateur.
Prévoir trois ou quatre temps forts, trois au quatre "hit",
sont toujours bienvenus. Préparer une conférence ne peut se
résumer à une recette, mais garder le meilleur pour la fin,
placer le second au début et saupoudrer les autres au milieu est
un modèle qui semble avoir fait ses preuvres.
La conférence du directeur général ? Hit Hit Hit ! Hourra !